120 ans plus tard, pourquoi commémorer le second procès de Dreyfus et accueillir son petit-fils à Rennes ?

Le Capitaine Dreyfus est arrivé clandestinement à Rennes en provenance de l’Ile du diable le 1er Juillet 1899 et a quitté Rennes le 21 septembre 1899 libre mais pas encore réhabilité.

120 ans après, jour pour jour, Champs de Justice donne la parole à Charles Dreyfus, petit-fils du capitaine et à Vincent Duclert, historien de l’Affaire, afin de restituer l’importance du procès de Rennes et les raisons de le commémorer pour son 120eanniversaire.

Ce procès, largement couvert par la presse rennaise, nationale et internationale, fut une étape décisive dans la réhabilitation du capitaine Dreyfus en dépit de la nouvelle condamnation acquise seulement à la majorité et assortie de « circonstances atténuantes ». La démonstration de son innocence avait fait un grand pas, largement due à la défense qu’Alfred Dreyfus et les dreyfusards surent opposer aux mensonges et aux manipulations des accusateurs. D’une défaite judiciaire sortit une victoire morale et politique avec le sursaut des républicains groupés autour de Jean Jaurès et du président du Conseil Waldeck-Rousseau. Emile Zola adressa à Madame Dreyfus une lettre vibrante d’espoir et d’admiration. 

La presse internationale a largement couvert le procès de Rennes. Devant le tollé international à l’annonce de la deuxième condamnation le président Loubet a dû gracier Alfred Dreyfus pour éviter un boycott de l’exposition internationale de Paris. Il faudra attendre le 12 juillet 1906 et l’arrêt solennel de la Cour de cassation.


Café Justice le 21 septembre à 15h30 aux Champs Libres, avec la participation de Charles Dreyfus petit-fils du Capitaine et de l’historien Vincent Duclert auteur de plusieurs livres sur l’Affaire Dreyfus, sur les génocides du XXe siècle et Président de la mission sur le génocide du Rwanda. 
Entrée libre à l’auditorium des Champs libres dans la limite des places disponibles.