« Justice des mineurs, du bagne d’enfants au centre fermé ?» le 9 octobre au Ciné-Sévigné à 20h 30.

La rééducation en Bretagne

Le retour à l’enfermement des mineurs en 2017 est-il une solution ?

Le centre de Kergoat,

le centre de triage des mineurs de la Prévalaye

la maison des sœurs de Saint-Cyr.

 

Deux mineurs délinquants au pied du mat des couleurs au centre de « triage » de la Prévalaye. Photo Bailly

La projection du documentaire « Enfants de Justice »

de Pierrick Guinard

sera suivie de deux débats avec la salle.

Première table ronde :

« L’histoire de l’éducation spécialisée pour enfants »

en présence du réalisateur Pierrick Guinard (sous réserve) et de témoins :

  • Daniel Dupied, éducateur spécialisé à la Prévalaye.

  • Roger Serrand, ancien directeur adjoint à l’institution St Cyr.

Deuxième table ronde :

« En 2017 le retour à l’enfermement des mineurs délinquants est-il une solution ? »

  • Emmanuel Panis, Directeur général de l’ARASS

  • Alain Philippot, directeur territorial de la JPP

Justice des mineurs, du bagne d’enfants au centre fermé ?

Dans les années 40 suite à la croisade contre les « bagnes d’enfants » comme celui de Belle Ile en Mer et dans l’urgence de sauver « les enfants de la guerre», se dessinent des approches inédites en matière de rééducation des mineurs.

Des institutions naissent en Bretagne, comme le fameux centre de Kergoat (côtes d’Armor) avec des méthodes inspirées du scoutisme : vie collective, activités de plein air, chorales… Les premiers « éducateurs » se forment dans des écoles. Les juges pour enfants voient le jour. Neuropsychiatres et psychologues commencent à travailler dans des centres de triage, (la Prévalaye à Rennes) qui cherchent à connaitre et cerner l’enfant pour mieux le « rééduquer ».

L’ordonnance du 2 février 1945 scelle ces idées nouvelles : priorité à la rééducation. C’est ainsi que St Cyr la vieille institution rennaise née au XVII ème siècle, sort de son enfermement pour s’ouvrir à la modernité et aux dernières découvertes de la psychologie.

Première table ronde :

« L’histoire de l’éducation spécialisée pour enfants en Bretagne »

– Pierrick Guinard : Auteur Réalisateur d’une douzaine de films et documentaires pour la télévision : « Ying Xiong le héros » en 2014, « Le garçon aux chiffres » en 2009, « Carnets de route au Cameroun » en 2002, « Enfants de Justice » en 2000, « Dreyfus est à Rennes » en 1999, …

– Daniel Dupied : Ancien chef de troupe dans le scoutisme, il entre à la Prévalaye comme stagiaire en 1966 où il découvre des méthodes « hors d’âge » avec le lever des couleurs chaque matin, le « mitard » pour les récalcitrants…Il n’aura de cesse tout au long de sa carrière d’éducateur de faire évoluer le métier pour une meilleure prise en compte des enfants « car il y a toujours cru à la possibilité de réinsérer ». Pour cela il s’est beaucoup investi dans la structuration de la formation aussi bien en France qu’à l’international.

– Roger Serrand : Il débute sa carrière d’éducateur en 1959 au foyer des jeunes travailleurs du Gros Malhon à Rennes avant de faire une formation d’éducateur Spécialisé. Il travaille dans plusieurs organismes dont la Sauvegarde de l’Enfance d’ille et Vilaine avant d’être recruté en qualité de directeur adjoint à l’institution St Cyr en septembre 1972. Actuellement à la retraite, il reste impliqué dans le domaine social.

Deuxième table ronde :

« En 2017 le retour à l’enfermement des mineurs délinquants est-il une solution ? »

  • Emmanuel Panis, 

    Directeur général de l’ARASS (l’Association pour la Réalisation d’Actions Sociales Spécialisées.) Association de Bénévoles et de Professionnels au service d’enfants, d’adolescents et de parents en difficulté. L’ARASS gère 8 établissements et Services répartis dans les départements Côtes d’Armor, Ille et Vilaine et Morbihan. Elle prend en charge des jeunes en souffrance en référence à un mandat social ou une mission de soins.

  • Alain Philippot, directeur territorial (22, 35) de la Protection Judiciaire de la Jeunesse.  La PJJ est responsable de la mise en œuvre de la politique de prise en charge de la jeunesse délinquante ou en danger, de la gestion des moyens du service public de la PJJ, du contrôle et de l’activité des services.